PULSAR
est une étoile à neutrons de petite dimension quelques kilomêtre de diamètre tournant très rapidement cent tours par secondes sur elle même, résidu après la mort d'une étoile supernova et contraction de son noyau.
définition d'après Hubert REEVES
textes imprimés par Manoon - MERCI
définition d'après Hubert REEVES
Un pulsar est une étoile à neutrons de 10 kilomètres de rayon qui
tourne très vite sur elle – même et qui se comporte comme un
phare cosmique. Le pulsar ne rayonne pas sur toute sa surface, mais en faisceaux lumineux (la lumière
est surtout de nature radio). Un observateur terrestre recevra un signal radio
du pulsar chaque fois que son faisceau balaie la Terre. Les signaux se
succèdent, séparés par un intervalle de temps égal au temps mis par l’étoile
pour faire un tour complet sur elle – même.
Le pulsar le plus rapide qui été détecté nous envoie des signaux tous
les 1,6 millième de seconde, c’est-à-dire qu’il fait 600 tours sur lui-même en
une seconde. Une vraie toupie céleste
Trinh Xian Thuan
La Mélodie secrète
En
fonction de leur masse, les étoiles, en mourant, laissent derrière elles trois
types de cadavres stellaires : des naines blanches, des étoiles à neutrons
ou des trous noirs. Celles qui laissent en héritage des étoiles à neutrons ont
un cœur dont la masse se situe entre 1,4 et environ 5 fois celle du Soleil. Une
telle étoile, à bout de carburant, n’ayant plus la force du rayonnement
nucléaire en son cœur pour la soutenir contre la gravité qui veut la comprimer,
s’effondre sous son poids. Le rayon de l’étoile se rétrécit et passe de
quelques millions de kilomètres à 10 kilomètres. La matière du cœur est alors
si comprimée que sa densité atteint un milliard de tonnes par centimètre
cube ! Les noyaux atomique à l’intérieure de l’étoile ne peuvent résister
à cette compression et se brisent en mille morceaux, libérant protons et
neutrons. Les électrons sont aussi tellement serrés contre les protons qu’ils
sont contraints de s’unir à eux pour donner naissance à des neutrons (et des
neutrons qui, interagissant peu avec la matière normal, s’échappent). Le cœur
de l’étoile devient ainsi un gigantesque ensemble de neutrons. Les neutrons ne
peuvent être comprimés au-delà d’un rayon de 10 kilomètres. En effet, deux
neutrons ne peuvent être arbitrairement comprimés l’un contre l’autre :
quand la distance qui les sépare devient trop petite, ils résistent à toute
compression additionnelle. En d’autres termes, ils s’excluent mutuellement.
L’arrêt brutal, après une brève fraction de seconde, de l’effondrement du cœur
provoque par la résistance des neutrons est à l’origine d’une onde de choc qui
se propage vers la surface et repousse les couches supérieures de l’étoile vers
le milieu interstellaires, à des milliers de kilomètre par seconde, provoquant
son éclatement. Ainsi, la venue au monde d’un pulsar est saluée par une
explosion cataclysmique appelée « supernova » est si grande que
l’étoile aurait volé en éclats si elle n’était constituée de neutrons
solidement soudés ensemble par le force nucléaire forte. En même temps qu’elle
tourne à toute vitesse, l’étoile à neutrons émet des ondes radio produites par
des électrons virevoltant à des vitesses proches de celle de la lumière le long
des lignes d’un champ magnétique intense. Ce rayonnement radio sort sous la forme d’un étroit faisceau
qui balaie l’espace à la manière du pinceau lumineux d’un phare qui balaie
l’océan. Ces pulsations séparées les unes des autres par le temps que met
l’étoile à faire un tour sur elle-même surviennent avec la régularité d’un
métronome, et c’est pourquoi l’étoile à neutrons est aussi appelée
«pulsar»
Trinh Xian Thuan
Petit dictionnaire amoureux du Ciel et des étoiles
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